Cepeco | RAPPORT DE VISITE AU BARRAGE HYDROELECTRIQUE D’INGA
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RAPPORT DE VISITE AU BARRAGE HYDROELECTRIQUE D’INGA

INTRODUCTION

A l’issu de l’ l’atelier national de planification du PPP 2017-2022 organisé par Fastenopfer en collaboration avec sa Coordination nationale/RDC à Kinshasa, au centre Theresanuim du 08 au 13 Mai 2016, nous avons effectué du vendredi 14 au dimanche 16 mai 2016 une  visite au site stratégique d’Inga se trouvant dans le Territoire de Seke-Banza ; District du Bas-Fleuve avec François Mercier de Fastenopfer, Responsable du programme RDC et Blanchard AYINZA, coordinateur ADC/RDC dans le but de voir le Grand Barrage Hydroélectrique d’Inga, phase 1 et phase 2 et apprendre aussi sur le projet Grand Inga, de la phase 3 à la phase 6.

Cette délégation du Représentant de Fastenopfer et de la coordination en RDC a connu l’accompagnement d’une équipe du Cepeco , de l’ORN / Matadi et de la CERN / Kinshasa. Assistée sur place par l’Ir Bruno de la SNEL et un autre collaborateur de ORN / Matadi.

Déroulement de la visite :

    La grande délégation est bien arrivée à Inga jusqu’au site après avoir rempli toutes    les formalités sécuritaires. Il s’agit de :
  1. Mr François Mercier – Fastenoper et Responsable projet RDC,
  2. Mr Blanchard AYINZA – Coordinateur ADC RDC,
  3. Pasteur Jacques BAKULU – Coordinateur Cepeco Boma Kongo-Central,
  4. MR Roger MALONDA UMBA/Chargé de programme Cepeco Boma Kongo-Central,
  5. Mr NZAU MAKAYA – Chauffeur Cepeco Boma Kongo-Central,
  6. Mlle Christine MATSIANTIMA – Coordinatrice ORN Matadi,
  7. Mr Cristian – ORN Matadi,
  8. Mr Henry MUHIYA – Coordinateur /CERN Kinshasa,
  9. Mr Thierry – Cern Kinshasa,
  10. Mr Coco – Cern Kinshasa,
  11. Le Chauffeur – Cern Kinshasa.
    Il est à noter que Monsieur François avait la curiosité de comprendre certaines informations telles que :
  • la réhabilitation des turbines devenues non fonctionnelles depuis un certain temps,perturbant la fourniture en énergie électrique,
  • le projet Grand Inga et ses contours,
  • la délocalisation des communautés et le processus d’indemnisation des communautés affectées par la construction Inga 1 et 2,
  • les impacts socio-environnementaux éventuels,
  • et l’historique etc.

a) La réhabilitation des turbines devenues non fonctionnelles :

Après avoir visité Inga 1, nous avons constaté qu’il ya six turbines dont quatre sont en fonction et deux en pleine réhabilitation.

Tandis que Inga 2 a huit turbines avec une technologie plus moderne et chaque turbine constitue le double d’une de Inga 1 ; dont quatre opérationnelles et quatre autres en pleine réhabilitation. Les deux barrages sont distincts mais sur un même site tandis que il y a eu captage d’eau du fleuve qu’on a déviée dans un grand étang pour faire tourner les six turbines d’Inga 1 et canalisée pour aller faire tourner les huit turbines d’Inga 2 pour finalement se rejeter dans le fleuve. Après avoir visité les deux barrages ou phases, la délégation a été conduite à l’endroit où sont construites les deux salles de conversion dont une reçoit le courant électrique qui va directement à la province du Katanga pour l’industrie minière et l’autre alimente la ville de Kinshasa et la province du Kongo-Centrale plus une partie de la province de Bandundu etc.

b) Le projet Grand Inga autrement appelé Inga 4 :

Ce projet gigantesque passe par la construction de Inga 3 et en construisant les phases 4 , 5 et 6.Ce projet va fournir du courant à toute l’Afrique,à une partie de l’Europe du Nord et de l’Asie mineure avec quatre autoroutes électriques ainsi que des interconnections. Il est à noter que les études d’impact socio-environnementaux ont déjà été faites et on peut les trouver dans les rapports de la Banque Mondiale. Les eaux du fleuve qui vont faire tourner toutes ces phases seront captées en amont et regagner le fleuve en aval. Le courant qui sera produit par ce grand barrage sera plus pour l’exportation.

C) La délocalisation des communautés :

La délégation a terminé sa grande visite au Camp Kinshasa qui est sensé être délocalisé tandis que le plateau qui regorge les travailleurs et l’administration restera intact.
Le camp Kinshasa qui a plus de 8.000 habitants mais, n’a ni toilette et ni conditions humaines. Après une longue lutte de la Société Civile depuis 2006 avec le Cepeco , Avovert, REPEC et la Communauté des Ayant-droit ; le gouvernement de la RDC avec la Banque Mondiale viennent d’accorder la construction d’ un camp de 300 maisons à la petite cité de Sanda pour les relocaliser.
Wait and see.

d) Les impacts socio-environnementaux éventuels :

Les impacts socio-environnementaux se retrouvent dans un des sits web de la Banque Mondiale et présentent moins de risque qu’on ne le croit, bien au contraire, est une opportunité pour le pays, toute l’Afrique et l’humanité entière dans la lutte contre les effets du changement climatique avec la production des vraies énergies renouvelables. Quand même , les eaux du fleuve risqueront d’aller troubler la petite cité de Luozi après un éventuel débordement ; un risque que nous devons prendre au sérieux. Nous notons que la Société Civile continue de réclamer sa participation au processus et à la réalisation de toutes ces études d’impact socio-environnementaux pour exiger la transparence et l’esprit redevabilité auprès de nos gouvernants.

e) L’historique :

Le Site d’Inga est unique au monde car il peut à lui seul donner plus de 45.000 MW. Le fleuve Congo lui donne de l’eau tous les douze mois de l’année car, quand il fait la saison sèche au Sud, il pleut au Nord et vice-verça ; un caractère spécial. Depuis 2006, le Cepeco accompagne les six Clans des communautés Ayant-droits de la région d’Inga affectées par la construction d’Inga 1 et 2 pour :

  • les aider à être indemnisées,
  • lutter pour la relocalisation des communautés mixtes du Camp Kinshasa,
  • Amener le gouvernement à faire d’Inga un outil du développement de la RDC,
  • Scinder l’entreprise SNEL qui gère le barrage en trois différentes entreprises reparties de la manière suivante ;
    • une gère le barrage,
    • une autre s’occupe du transport du courant,
    • et une dernière qui qui s’occupe de la commercialisation du courant.

Conclusion :

Fastenopfer a autorisé au Cepeco à mettre la Communauté d’Inga dans le PPP 2017-2022. Le Cepeco s’est engagé d’accompagner ORN/Matadi dans le cadre de la collaboration. Le projet d’Inga mérite d’être soutenu par la Société Civile comme outil de développement du pays et de la création des emplois. A ce jour aucun pays étranger ne reçoit le courant d’Inga à part la ville angolaise de Noki qui est presque annexée aujourd’hui à la ville de Matadi de la RDC, le chef-lieu de la province du Kongo-Central contrairement, il y a plus ou moins deux ans passés ; la République du Congo-Brazza, de l’Angola, de la Zambie, du Zimbabwe et l’Afrique du Sud prenaient le courant d’Inga, toutefois, cela va reprendre après la réhabilitation finale. Ce qui est une grande rentrée des devises dans le pays malgré la mauvaise gouvernance et la corruption. Pour terminer, la visite effectuée à Inga telle que décrite , était d’une grande importance pour notre travail et un grand succès.
Merci infiniment à François, à la coordination ADC/RDC et à toute l’équipe Fastenopfer.

Pour l’équipe du Cepeco
Pasteur Jacques BAKULU
Coordinateur